Libération des deux réalisateurs français arrêtés au Togo

Le journal Le Monde a annoncé ce 2 septembre que les deux réalisateurs français détenus au Togo depuis la fin du mois de juillet dernier ont été remis en liberté mardi et autorisés à quitter le territoire togolais. Il s’agit de Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani.

Fred Vedomey, leur fixeur togolais, interpellé en même temps qu’eux, a également recouvré sa liberté, selon le quotidien français.

Présents au Togo pour réaliser un documentaire de la série « Les Routes de l’impossible », diffusée sur France 5, ils ont été arrêtés le 27 juillet 2026 par la police togolaise au marché de Madjatom, dans la préfecture de Binah (430 km au nord de Lomé, capitale du Togo), et poursuivis pour avoir fait de fausses déclarations en lien avec leurs visas.

Ils avaient pourtant obtenu, le 19 juin, de l’aveu des autorités togolaises, une autorisation de tournage délivrée par le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts. Mais cette autorisation aurait été accordée uniquement au nom de leur fixeur togolais. Pour les autorités togolaises, les journalistes français auraient dû, en plus, effectuer leur propre demande d’accréditation de presse conformément aux procédures en vigueur au Togo.

Selon Le Monde, les autorités togolaises avaient également affirmé disposer d’« indices graves et concordants » à leur encontre. Elles leur reprochent notamment l’utilisation d’un drone dans une zone confrontée à des tensions sécuritaires.

Il faut dire que l’endroit où ils ont été arrêtés se situe à quelques dizaines de kilomètres de la région des Savanes, placée sous état d’urgence depuis le 13 juin 2022, six mois après le début des attaques terroristes dans la région en novembre 2021.

Les intéressés ont contesté ces accusations. Leur avocat togolais, Martial Akakpo, a notamment fait valoir qu’ils disposaient d’une autorisation pour réaliser leur documentaire. La société Tony Comiti Productions, avec laquelle ils travaillent, a également assuré que les deux réalisateurs étaient en règle.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *