Le Ghana a annoncé ce 5 septembre la fin du rapatriement de ses 1 900 ressortissants d’Afrique du Sud, a déclaré officiellement Samuel Okudzeto Ablakwa, le ministre ghanéen des Affaires étrangères, sur les réseaux sociaux.
« Aujourd’hui, j’ai chaleureusement accueilli le dernier groupe de Ghanéens évacués avec succès d’Afrique du Sud à la suite de la récente vague d’attaques xénophobes », a-t-il indiqué sur sa page Facebook.
Il a expliqué que le gouvernement leur a fourni un soutien financier pour leur réinsertion. Ce montant, qui n’a pas été dévoilé, comprend une allocation pour le transport, les soins médicaux et un soutien psychosocial.
Le gouvernement leur garantit également une inscription gratuite à l’assurance maladie ainsi qu’une aide continue à l’emploi.
Ce rapatriement fait suite à la mort de quatre Ghanéens en Afrique du Sud, tués lors des violences xénophobes dans le pays de Nelson Mandela.
Le chef de la diplomatie ghanéenne a invité toute la nation à prier pour les compatriotes décédés et leurs familles.
Pour rappel, les violences xénophobes ont éclaté à la fin du premier trimestre de l’année. Bien que condamnée par le président sud-africain Cyril Ramaphosa, la situation n’a pas pour autant évolué.
Selon le Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD), au moins quatre migrants auraient été tués dans ces violences et près de cinquante mille (50 000) autres auraient été contraints de quitter l’Afrique du Sud.






