Au Togo, l’attaque terroriste de Kpinkpakandi a fait 8 morts et 13 blessés selon un bilan officiel rendu public ce 11 mai en début d’après midi par le gouvernement.
L’attaque a eu lieu dans le nord du Togo, précisément sur le poste opérationnel avancé de Kpékankandi, dans le canton de Koundjouaré (préfecture de Kpendjal).
Ce bilan a été diffusé par le général de brigade Yark Damehame, ministre de la Sécurité et de la Protection civile du Togo dans un communiqué de presse.
Tout s’est passé aux environs de 3h du matin ce 11 mai. Des hommes armés ont attaqué un « poste avancé du dispositif de l’opération Koundjouaré, situé dans la localité de Kpékpakandi (préfecture de Kpendjal) ».
L’officiel togolais qualifie cette attaque de « violente », menée par un « un groupe d’individus lourdement armés mais non encore identifiés ».
« Le gouvernement condamne fermement cette attaque lâche et barbare » écrit le général dans le communiqué. Il appelle « la population des localités concernées à la vigilance accrue et à ne pas céder à la panique ».
Le général rassure la population de « la détermination des forces de défense et de sécurité à protéger » le Togo. Il les rassure également qu’ils « rechercher et mettre hors d’état de nuire ces groupes armés terroristes ».
« Le gouvernement présente ses sincères condoléances aux familles des victimes et souhaite prompt rétablissement aux blessés. Il invite en outre la population à collaborer étroitement avec les forces de défense et de sécurité pour préserver la paix, la sécurité et l’intégrité de notre territoire » a -t-il conclu.
Les faits
Selon les médias locaux, les terroristes auraient pris contrôle du poste opérationnel avancé de Kpékpakandi qui a été attaqué. Et le convoi de l`armée togolaise qui venait en renfort pendant l’attaque, serait tombé sur un engin explosif improvisé. Mais le communiqué du gouvernement est resté silencieux sur ces détails.
Le gouvernement n’a pas non plus communiqué sur un quelconque bilan de morts dans les rangs des assaillants. Ni sur le bilan matériel au niveau de forces de défense et de sécurité du Togo.
Et pourtant, il aurait selon les médias locaux togolais des pertes matériels. Ils évoquent un véhicule blindé et une jeep de l’armée endommagé ou brûlé, et une arme d’appui emportée par les terroristes.
C’est la deuxième attaque armée directe que le Togo connaît dans le nord, plus précisément dans la préfecture du Kpendjal. La première a eu lieu dans la nuit du 09 au 10 novembre 2021. Aucune perte n’a été enregistrée dans le camp togolais. Il y a eu, toutefois, un mort dans le camp des assaillants.
Alphonse LOGO (avec AA)






